Je suis l’hiver

Traduction : Maïra Muchnik  

Jeune diplômé de l’école de police, Pampa Asiain est muté dans le village de Monge, à des centaines de kilomètres de Buenos Aires. Là-bas, il n’y a rien – une route, un bar, une quincaillerie, des maisons abandonnées – et il ne se passe rien, du moins en apparence. Jusqu’à ce soir d’hiver où un appel téléphonique l’envoie sur la rive d’un lac. Pampa y trouve le corps d’une jeune fille pendue aux branches d’un arbre. Contre toute attente, il décide de ne parler à personne de sa découverte, et c’est d’une manière peu orthodoxe qu’il va se mesurer aux secrets de cette petite communauté…

Entre Fargo et Twin Peaks, Ricardo Romero nous emmène dans un territoire au plus profond de l’Amérique où nos tragédies se font insignifiantes devant l’immensité de la nature. Fort de son atmosphère onirique et poétique, Je suis l’hiver hantera longtemps le lecteur avec ses décors enneigés et ses personnages seuls, profondément humains.

En Argentine, Je suis l’hiver a remporté le premier prix du Fonds national des arts en 2017.

Parution : 16 janvier 2020

L’Affaire suisse

Narval revient d’un boulot compliqué à Marseille et retrouve sans enthousiasme ses collègues porte-flingues. Rapidement, leur supérieur, le parrain Pépé Bartoli, lui confie une nouvelle tâche : aller récupérer un magot en Suisse, le butin d’un casse effectué quinze ans auparavant par Bartoli lui-même. Mais ce dernier se montre très méfiant envers son homme de main. Se douterait-il que Narval, en réalité, est un agent infiltré de la Centrale ? Auquel cas cette mission à Lausanne pourrait bien être un traquenard…

L’Affaire suisse nous entraîne dans les coulisses du renseignement et le quotidien d’une taupe. Narval va louvoyer cette fois dans les milieux financiers suisses, entre trafics d’œuvres d’art et sectes millénaristes ciblant les ultra-riches…

Parution : 10 octobre 2019

Ce que la mort nous laisse

Traduction : Margot Nguyen Béraud  

Dans ces stations balnéaires de la Costa Dorada, sur le littoral de la Méditerranée, tous les habitants se connaissent. Le flux incessant des touristes a beau rythmer les saisons, ce sont toujours les mêmes jalousies, les mêmes rivalités, les mêmes clans. Lucía, qui a grandi ici, est belle, trop belle : elle attire tous les regards et déchaîne les commérages. Qu’il serait facile de lui imaginer une liaison avec le séduisant Ignacio Robles, fils à papa propriétaire d’une agence immobilière… Mais qui prendrait le risque de déclencher l’ire de son mari, le Crocodile, commandant local de la Guardia Civil ? Celui-ci est d’ailleurs sur une affaire délicate : un des jeunes de la ville a été retrouvé mort sur une plage, et il craint que ce cas révèle les petits trafics qu’il couvre en échange d’un pourcentage… Tous les ingrédients du drame à venir sont réunis.

Vingt ans après, le narrateur se rappelle cet été pas comme les autres. Il plonge dans ses souvenirs pour en faire revivre les acteurs et le décor. Roman de la mémoire, Ce que la mort nous laisse est également le portrait d’une ville où les antagonismes de classe sont d’une rare violence, en plein boom immobilier touristique des années 1990.

Parution : 26 septembre 2019

Des vies débutantes

Fin 1992, en bordure du Mississippi. Jeune photographe français, Adrien fait le taxi dans le Wisconsin et documente son périple américain : portraits de clients, paysages fluviaux. Repéré pour un de ces clichés, il est embauché par un centre photographique de prestige, dans le Maine. C’est là qu’il fait deux rencontres fondamentales : Gloria, la responsable de la galerie, qui détourne des tirages de grande valeur, et Travis, avec qui il se livre à des trafics de petite envergure. Mais le trio d’écorchés va s’embarquer sur un coup trop gros pour lui. Vingt ans plus tard, Adrien aura l’opportunité de retourner sur les lieux de cette jeunesse aventureuse…

Roman d’apprentissage, Des vies débutantes est une ode à la liberté et aux grands espaces américains. Au fil des pages se dessine la trajectoire d’un homme qui s’est écarté malgré lui du chemin tracé pour se retrouver en marge de sa propre existence.

Parution : 29 août 2019

Eaux-Fortes de Buenos Aires

Traduction : Antonia García Castro  

« Voici venues les nuits des chaises sur le trottoir, des familles stationnées aux portes de leurs maisons ; voici venues les nuits de l’amour sentimental, du “bonsoir voisine”, du si poli et fort insinuant “comment ça va, monsieur Pascual”, et monsieur Pascual sourit et se lisse la moustache, car il sait bien pourquoi le p’tit jeune lui demande de ses nouvelles. Voici venues les nuits… »

Écrites entre 1928 et 1933, les Eaux-fortes de Buenos Aires sont autant d’instantanés de la capitale argentine, de ses habitants, de ses coutumes et de son art de vivre : ses jeunes oisifs plantés devant leur seuil, ses chantiers de construction pillés de leurs briques, ses maisons de tôle ondulée aux couleurs passées… Un tableau vivant et mouvant de la ville, une œuvre urbaine et moderne.

« Arlt a dit du Buenos Aires des années 1930 tout ce que les autres intellectuels de son temps dissimulaient. » Julio Cortázar

« Les Eaux-fortes de Buenos Aires sont tenues par ce singulier alliage : souci de l’observation et acidité généreuse du verbe. Une vraie leçon de journalisme. » Le Magazine Littéraire

Parution : 2 mai 2019

Shangrila

Traduction : Patricia Barbe-Girault  

Dennis Keith, alias DK, cinquante-huit ans, cent quinze kilos, vit camouflé derrière ses Ray-Ban et retiré dans un village de retraités avec sa vieille mère, ses troubles obsessionnels compulsifs et sa paranoïa. Sa routine est perturbée par l’arrivée d’une jeune journaliste qui compte écrire sa biographie. Car DK, premier champion du monde de surf, était une légende dans les années 1970. Bon gré, mal gré, il accepte de se replonger dans ses souvenirs…

Shangrila est un roman sur la culture surf, mais aussi un grand livre sur l’ambition et la célébrité.

« Inoubliable. Peu importe que vous ayez pratiqué ou non le surf, vous allez vous aussi vous retrouver sur cette planche à dévaler la vague et à sentir la puissance des éléments. » Nicolas Lefort, Télématin

« Un roman qui pourrait devenir culte. Une version surf de Sur la route qui nous entraîne dans le crâne d’un génial asocial. » Gilles Marchand

Parution : 2 mai 2019