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21sept. 2016

Parution de F : L'Histoire de la femme qui devait tuer Orson Welles

Demain sort en librairie notre second titre de la rentrée. Après notre premier roman français, place à la littérature étrangère avec F : L'Histoire de la femme qui devait tuer Orson Welles, du jeune auteur brésilien Antônio Xerxenesky. Rappelez-vous, nous avions publié son Avaler du sable début 2015 : un western métafictionnel avec son lot de zombies...

Couverture  Auteur

Changement total d'univers à présent ! Nous suivons dans ce récit la jeune Ana, vingt-cinq ans. Originaire du Brésil, elle vit dans le Los Angeles des années 1980, et semble une jeune femme comme les autres... à ceci près qu'elle exerce la profession de tueuse à gages, et qu'elle possède un lourd passé de guérillera.

À vingt-cinq ans, je pensais avoir déjà vu beaucoup de choses dans la vie. J’avais assisté à une décapitation, deux pendaisons, une castration, trois chutes mortelles, une tête détruite par un tir de fusil, une rafale de mitraillette dégommant des personnes importantes et riches au milieu d’une foule, un ancien nazi souffrant d’une crise cardiaque tout sauf accidentelle, un pédophile tombant dans une cage d’ascenseur, une dizaine d’autres visages rigides et froids, quelques litres de sang et des valises pleines d’argent liquide. À cette époque-là, je regardais cet historique avec fierté : combien de filles de mon âge pouvaient en dire autant ? La plupart n’avaient même pas vu le cadavre de leur grand-père reposer tranquillement dans son cercueil.

Ana a une spécialité : faire passer ses meurtres pour des accidents. Et elle est très, très douée pour ça. Au point que son commanditaire n'hésite pas à lui confier les missions les plus importantes. La dernière en date ? Assassiner le réalisateur Orson Welles.

Pour se rapprocher de sa cible, Ana va commencer par découvrir son oeuvre cinématographique, toute son oeuvre, dans l'intimité d'un petit cinéma parisien. Et là, le déclic se produit. La jeune femme développe une obsession pour les films d'Orson Welles. Dès lors, tout son travail va s'en ressentir, car comment pourra-t-elle causer la mort d'un artiste qu'elle admire ?

Orson Welles lui-même est un personnage de ce roman étonnant, car Ana va bel et bien le rencontrer et rejoindre son entourage, mais elle ne tardera pas à remarquer qu'autour de cet homme mythique, la réalité et la fiction, la vérité et les mensonges ont une forte tendance à s'entremêler...

F for FAKE

Antônio Xerxenesky, né en 1984, nous a épaté à deux reprises avec ce récit. La première quand nous l'avons lu pour la première fois, dans l'excellente traduction française de Mélanie Fusaro... et la seconde quand nous avons appris qu'il était sélectionné pour le prix Médicis étranger 2016. Une belle surprise pour Asphalte !

F for FAKE

Et il n'y a pas que le jury du prix Médicis qui a craqué pour Ana : nous ne sommes qu'à la veille de sa parution et le roman fait déjà bien parler de lui :

  • Sélection Fnac « Rentrée littéraire & cinéma »
  • « De l'humour noir, de la cinéphilie et une belle écriture ! » David Goulois, Cultura Chambray-lès-Tours
  • « Un suspense qui tient un haleine ! » Rose-Marie, Fnac Mulhouse
  • « Pour tous les fans de cinéma ! » Librairie Totem, Schiltigheim
  • « On tient là un grand écrivain. » RTBF, La Première
  • « C'est un vrai régal. » Alice Gratade, bibliothécaire sur Libfly.
  • « On entre dans ce roman avec une facilité déconcertante,et, comme emporté par son style et son originalité, on ne le lâche plus, avide de savoir jusqu'où tout ça va nous mener. Une belle découverte signée Asphalte. » Julien Aubert, Cultura Sorgues.

Alors découvrez dès demain en librairie F : L'Histoire de la femme qui devait tuer Orson Welles ! Et on vous laisse, en attendant, écouter la playlist sélectionnée par l'auteur : passé le premier morceau d'introduction, les années 1980 arrivent en force...

30août 2016

Parution de Sporting Club

Ce jeudi sera un grand jour pour Asphalte : après Prague, faubourgs est de Timothée Demeillers, nous publions à l'occasion de cette rentrée littéraire notre deuxième roman  français. Sporting Club vous plongera dans l'atmosphère onirique d'une mystérieuse ville méditerranéenne écrasée de chaleur. Où sommes-nous ?

Dans une capitale jamais nommée, un homme, le narrateur, doit interviewer Camille, personnage mystérieux et insaisissable, dans le dessein d'écrire un livre. Mais Camille ne cesse de se dérober, de décaler leurs rendez-vous. Le narrateur passe alors le plus clair de ses journées dans une piscine en bord de mer, le Sporting Club. Pour tuer le temps, il observe la ville qui se transforme – toujours plus hostile et agressive, comme sourde à son propre passé – et la faune qui la hante. Cette ville capharnaüm affecte peu à peu le narrateur, qui nourrit son attente de rencontres dans lesquels s'entremêlent les époques.

 

Sporting Club est le premier roman de son auteur, Emmanuel Villin. Mais qui est ce nouvel écrivain ? Vous allez bientôt avoir l'occasion de le rencontrer, à de multiples reprises... Retrouvez jeudi, sur le blog, le planning des événements de septembre, et réservez déjà votre jeudi 8 septembre, date du lancement du roman au Select (99 boulevard du Montparnasse, Paris 6, plus d'informations ici).

Toutes les signatures de septembre auront lieu à Paris, mais des dates sont prévues en région dès le mois d'octobre (Le Mans, Sète, Trouville... et d'autres encore à venir). On vous en dit plus bientôt !

En attendant, et avant même sa parution, Sporting Club ne passe pas inaperçu. Le roman a d'ores et déjà été sélectionné pour le Prix Stanislas du mailleur premier roman de la rentrée, ainsi que pour le Prix Hors Concours. Voilà ce qu'en disent déjà la presse et les libraires :

  • « C'est une réussite. Tous ceux qui aiment la littérature française de qualité ne s'y tromperont pas. » Vincent Ladoucette, Librairie Privat (Toulouse)
  • « Il va falloir compter avec Emmanuel Villin en septembre… Quelle plume ! » Myriam Robert, Le Hall du Livre (Nancy)
  • « Ayez piscine, lisez Villin ! » Technikart
  • « J’ai beaucoup aimé l’écriture de Sporting Club, son ambiance et sa délicatesse. » Céline Rothlisberger, Prado Paradis (Marseille)
  • « L'atmosphère est superbement rendue, il y a un côté “désert des tartares nonchalant” qui m'a beaucoup plu ! » Yves Martin, Les Buveurs d'encre (Paris)
  • « Emmanuel Villin est un rêveur (...). Un amateur de la ligne claire, celle de Modiano ou d'Echenoz. » Grazia
  • « Sporting Club est vraiment un très bon roman... Un texte au charme fou ! » Émilie Dontenville, Mollat (Bordeaux)

Vous avez l'eau à la bouche ? Maintenant... place à la bande originale du livre, playlist composée par l'auteur.

01sept. 2015

Basse saison : que deviennent les stations balnéaires quand partent les touristes ?

C'est la rentrée chez Asphalte ! L'été se termine, que vienne le règne de la basse saison...

Notre titre de septembre se distingue du reste de notre catalogue par son aspect même : près de 600 pages, un format plus grand que de coutume, une maquette différente... Nous avons voulu offrir à ce roman hors normes un digne écrin !

Basse Saison est le portrait surprenant et audacieux d'une station balnéaire de la côte atlantique argentine, Villa Gesell, durant les mois creux. Une fois les visiteurs retournés chez eux, que se passe-t-il dans cette ville balayée par le vent ? Récit choral soutenu par les voix de l'ensemble des habitants, Basse Saison impressionne par son atmosphère à la Twin Peaks et son écriture ciselée. Rumeurs, surveillances, faits divers, corruption et emballement médiatique sont au programme...

Fais attention. Ici, il y a toujours quelqu’un qui te regarde. Cette persienne-ci s’est relevée de quelques centimètres, ce rideau a bougé, quelqu’un guette derrière cette haie. Tu es surveillé. Toujours. Et de la même manière qu’on t’observe, toi, sans que tu le saches, bientôt tu commenceras à nous observer. Mais ne va répéter à personne que je te l’ai dit. À personne.

 

De Guillermo Saccomanno, grand monsieur des lettres argentines, nous avions publié en 2012 L'Employé, traduit comme Basse saison par Michèle Guillemont. À l'occasion de cette nouvelle parution, l'auteur est de passage en France du 18 septembre au 3 octobre. Voici toutes les occasion de le rencontrer...

18-20 septembre: Besançon

Festival Les Mots Doubs.
À ne pas manquer, le samedi 19 septembre à 18h00, table ronde "Du monde entier" avec Miguel Bonnefoy, Pierre Deram, Guillermo Saccomanno et Sigolène Vinson.
Pour les dédicaces, retrouvez Guillermo Saccomanno sur le stand de la librairie Forum.

24 septembre : Paris

Présentation du livre Amor Invertido, écrit à quatre mains par Guillermo Saccomanno et Fernanda Garcia Lao, à l'Ambassade argentine à Paris.
Discussion avec les deux auteurs et leurs traductrices, Michèle Guillemont et Isabel Gugnon.
Rendez-vous à 18h30 à l'Ambassade, 6 rue Cimarosa, Paris 16.

26-27 septembre: Lisle-sur-Tarn

Festival Lisle Noir organisé par l'association Polars sur Garonne.
Rencontre avec Guillermo Saccomanno le samedi 26 septembre à 17 h 30 à l'office du tourisme de Lisle-sur-Tarn. Rencontre animée par Céline Fion.

30 septembre: Paris

Rencontre exceptionnelle à la librairie Le Comptoir des mots (Paris 20) animée par Philippe Guazzo.
Rendez-vous à partir de 20 heures au Comptoir des mots, 239 rue des Pyrénées.
Page Facebook de l'événement.


2 octobre: Lille

Après-midi :
Conférence "Journalisme narratif et créations artistiques", avec Guillermo Saccomanno, animée par Michèle Guillemont.
Rendez-vous à 14 heures à la Maison européenne des sciences de l'Homme, 2 rue des Canonniers.

Soir :
Rencontre bilingue à la Librairie VO, animée par Juan Carlos Mondragón.
Rendez-vous à partir de 19 heures à la librairie VO, 53 rue du Molinel.
Page Facebook de l'événement.

3 octobre: Paris

Rencontre bilingue à la nouvelle librairie Cien Fuegos (Paris 11) avec Guillermo Saccomanno et Fernanda Garcia Lao.
Rendez-vous à partir de 19 heures à Cien Fuegos, 4 rue de la Forge royale, Paris 11.

03oct. 2014

Maintenant en librairie : Prague, faubourgs est

C’est un événement considérable pour Asphalte : nous publions cette rentrée notre premier roman français. C’est aussi le premier roman de l’auteur !

Nous vous présentons donc Timothée Demeillers, dont le manuscrit nous a complètement conquises quand nous l’avons reçu l’année dernière… Né en 1984, Timothée est passionné par l’Europe centrale et orientale. Après avoir longtemps vécu à Prague, il partage désormais son temps entre le journalisme et la rédaction de guides touristiques, et s’est installé à Londres.

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Et le roman, donc ? De quoi parle Prague, faubourgs est ?

Eh bien c’est le portrait d’une ville qui vient de subir une profonde mutation, à travers le regard de trois personnages.

Marek, qui est parti sept ans auparavant vivre le rêve américain, et qui est de passage pour enterrer son père. Ce retour à Prague le plonge dans la nostalgie de sa « grande époque » là-bas, quand il écumait les rues de la ville avec son meilleur ami Jakub, des faubourgs est au centre-ville, où ils fourguaient de la drogue aux touristes occidentaux qui commençaient seulement à arriver…

Jakub, justement, qui lui est resté et a sombré dans la déchéance, et qui regarde impuissant sa ville transformée par le libéralisme et le tourisme de masse…

Scott, jeune américain en virée européenne, bien décidé à profiter un maximum des filles et de la bière pas chères…

Mais écoutons l’auteur parler de son roman et de ses influences , via cette vidéo tournée par la librairie Mollat :

A peine sorti, Prague, faubourgs est fait déjà parler de lui :

  • « Un livre intelligent, un souffle dans l’écriture qui pourra, à certains moments, rappeler L’alcool et la nostalgie, roman-fiction radiophonique de Mathias Enard. » Charlotte Desmousseaux, Addict-culture.
  • « Prague, faubourgs Est est un livre extrêmement intelligent, animé d’une énergie constante, instructif, moderne et désenchanté. Avec ce premier roman, Timothée Demeillers s’impose d’emblée comme un auteur particulièrement prometteur, à suivre de très près. » Vincent Ladoucette, Gibert Carré de Soie.
  • « Un saisissant portrait de la Prague souterraine, celle des paumés, des junkies et des laissés-pour-compte. » Sylvain Alzial, France Inter.
  • « J’ai aimé la force narrative de Timothée Demeillers, sa capacité célinienne de “mettre les tripes sur la table” (…). J’ai aimé aussi sa construction en roman noir, vive, pénétrante, directe, forcenée. » Eric, L’Express/Les Huit Plumes

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Des rencontres sont d’ores et déjà prévues en librairie, en commençant par le lancement jeudi 9 octobre à la librairie de Paris… On vous reparle très vite dans le blog du programme des événements ! En attendant : la playlist, choisie par Timothée !

04sept. 2014

Rentrée littéraire Asphalte : Depuis que la samba est samba

Asphalte fait sa cinquième rentrée littéraire !

Vous êtes sans doute nombreux à avoir lu le premier roman du Brésilien Paulo Lins, La Cité de Dieu, livre percutant mettant en scène une favela de Rio et l’ascension du jeune Zé Pequeno/Rikiki dans le milieu criminel. À moins que vous ayez vu le film qui en a été tiré. Ou encore la série télé dérivée, La Cité des Hommes

Bref : Paulo Lins est de retour, de nombreuses années après ce premier roman-phénomène, avec Depuis que la samba est samba, traduit par Paula Salnot, en librairie à partir de ce 4 septembre !

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Nous sommes toujours à Rio, dans les bas-fonds de la « Cité merveilleuse », mais dans les années 1920. L’Estacio est un quartier mal famé, fréquenté par les marginaux – escrocs, joueurs de bonneteau, prostituées, souteneurs, voleurs – mais aussi par la bohème de l’époque. C’est là que poètes, compositeurs, musiciens et fils de bonne famille viennent s’encanailler.

Dans ce creuset en constante ébullition, entre trafics, duels pour l’honneur et intrigues amoureuses, va émerger la samba moderne. Cet élan de création sans précédent, cette volonté, portée par quelques-uns, de donner naissance à un courant musical bien à eux, qui les représente et qui les libère d’une société portant encore fortement les signes de l’esclavagisme, est le cœur du roman. Mais vous découvrirez aussi de la spiritualité, de la jalousie, des combats de rues, des mères courage, des enfants terribles, des liaisons charnelles, des paradis artificiels, des triangles amoureux, de la solidarité, des fêtes, de la violence, le tout illustrant cette révolution musicale, sociale et culturelle racontée sur un rythme débridé.

Nous sommes donc particulièrement fières de vous faire découvrir ce roman vivant, cette fresque atypique, documentée et romanesque à la fois.

Ils l’ont déjà lu et aimé :

Les libraires…

« On imagine aisément les couleurs, les bruits, la musique, les rires mais aussi la violence et les cris. Un vrai voyage, dépaysant, intense, et hautement musical bien sûr, dans le Brésil haut en couleurs des années 20. Magnifique ! » Librairie Delamain, Paris.

« Paulo Lins réussit un pari alchimique impressionnant : dans une narration au ton le plus souvent factuel et volontairement banalisé, contrastant avec la chaleur musicale qui irrigue l’ensemble du roman, montrer en action comment la brutale et monstrueusement inégalitaire société brésilienne de ces années-là permit l’émergence, aux forceps, d’un genre musical à la fois populaire et savant, devenu quasiment l’emblème du Brésil. » Hugues Robert, librairie Charybde, Paris.

« Roman très sensuel, avec une atmosphère et des personnages qui lui permettent de se distinguer, puisque l’univers de la zone, quoique sombre, est décrit sans pathos. » Vincent Ladoucette, Gibert Joseph Vaulx-en-Velin.

La presse…

« Solide documentaire et un roman ébouriffant. » Christian Roinat, Espaces Latinos.

« La partition de Lins est rythmée, sexy et humaniste. » Philippe Cheveilley, Les Echos.

« Ce portrait d’époque adopte le rythme endiablé des batuques et expose  l’effervescence artistique qui voyait les rejetons de l’empire colonial portugais s’ouvrir à la culture des petits-fils d’esclaves. » Let’s Motiv Magazine.

Les lecteurs…

«  Un roman foisonnant, enfiévré et truculent. » Sandrine57 sur Babelio.

Et comme toujours, la playlist du roman, qui l’illustre d’autant mieux que les interprètes et compositeurs des titres sélectionnés sont mis en scène dans le livre…

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