Asphalte Café - Le blog d'Asphalte Éditions

30avr. 2010

La playlist de "Pommes", commentée par Richard Milward lui-même !

Avoir avoir braqué les projecteurs sur Mudrooroo et son chat sauvage, c’est au tour de Richard Milward d’être à l’honneur sur l’Asphalte Café. Lui aussi a composé une playlist spécialement pour l’édition française de son premier roman, Pommes, qui sort chez Asphalte la semaine prochaine. Toutefois, Richard a tenu à commenter ses choix… En effet, la playlist est construite comme le roman : les ambiances s’alternent, les humeurs changent et les contrastes détonnent…


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Whigfield / « Saturday Night »

« J’ai honte de l’admettre mais c’est la toute première cassette que j’ai achetée. Je me rappelle que les filles faisaient de super chorégraphies dessus, aux boums de l’école, et tous les mecs gigotaient désespérément autour d’elles. Le genre de morceau agaçant qu’on adore quand on est gamin. »

The Rolling Stones / « She’s A Rainbow »

« Adam, le protagoniste bourré de TOCs de Pommes, rêve de perdre sa virginité sur ce morceau, mais il a une interprétation somme toute personnelle des paroles de la chanson. »

Laurent Garnier / « Coloured City »

« Eve écoute du Laurent Garnier avec son petit copain, un type plus vieux qu’elle, peu de temps avant de perdre sa virginité. Je me souviens bien de ces “grands” plutôt chanceux qui écoutaient ce genre de musique, quand ils draguaient les filles de 15 ans. »

Elliott Smith / « Independence Day »

« L’un de mes morceaux favoris. Cette chanson a inspiré le chapitre où le narrateur est un jeune papillon bleu. J’aime bien cette idée du papillon innocent qui n’a que quelques jours à vivre, mais qui va tant apprendre sur le monde qui l’entoure en seulement quelques instants. »

The Beatles / « Yer Blues »

« Peut-être le morceau le plus noir de tous les albums des Beatles, “Yer Blues”parle du suicide, de la haine de soi, mais c’est le genre de chanson qu’on peut reprendre en chœur. La bande-son de la période cafardeuse d’Adam. »

Percy Sledge / « When a Man Loves a Woman »

NdE. Ici, nous sommes dans l’obligation de garder confidentiel le commentaire de l’auteur, sinon une part importante de l’intrigue vous serait dévoilée.

The Fall / « Industrial Estate »

« Même si c’est de Manchester que Mark E. Smith se plaint dans cette chanson, celle-ci semble bien décrire aussi le paysage et le style de vie de certains, à Middlesbrough. Middlesbrough est l’un des coins le plus industrialisé d’Europe de l’Ouest. »

Energy 52 / « Café del Mar »

« Vers la fin du livre, Eve et ses copines vont à Majorque pour aller s’attaquer aux beaux mâles made in Spain. Quand je suis allé là-bas, à peu près au même âge (15 ans), je me souviens avoir dansé au Pacha sur des classiques de la Balearic House comme celui-ci. De la musique qui sent la sueur. »

 Jefferson Airplane / « Somebody to Love »

« Vers la fin du livre, Adam mûrit : d’un branleur qui reste cloîtré dans sa chambre, il devient un jeune homme sensible. Non seulement il cherche quelqu’un à aimer,comme le dit la chanson, mais il cherche à apprendre comment s’aimer lui-même, par la même occasion. »

 The Beatles / « All You Need is Love »

« Quand je me suis mis à l’ecsta, ce morceau semblait illustrer parfaitement tout ce qu’on a alors ressenti, mes potes et moi. Pommes est plutôt sombre par moments, mais je voulais que l’histoire ait pour fil rouge un optimisme à toute épreuve, qu’on retrouve surtout dans le personnage d’Eve et, plus tard, chez Adam. »

23avr. 2010

Chat sauvage : la playlist

Dans la rue de nouveau. Je traîne devant un disquaire d’où jaillit un air que je connais bien… Trouble in mind, I’m blue… Un batteur solitaire frappe le rythme lent de la mort derrière les paroles. Un saxo désespéré laisse échapper des plaintes qui n’en finissent pas. Notes bleues issues du chagrin du peuple noir, accablé de problèmes. La voix d’une Noire entre deux âges modulant dans mon cœur… Trouble in mind

Chat sauvage en chute libre est un de ces livres à strates. C’est un roman sur la contre-culture dans l’Australie des années 1960 ; c’est un roman sur l’itinéraire d’un délinquant à sa sortie de prison, sur la quête de rédemption qu’il s’interdit mais à laquelle il aspire ; c’est un roman politique sur l’assimilation forcée des Aborigènes et sur ses conséquences désastreuses, génération après génération…

Mais c’est aussi un roman sur la musique, l’amour de la musique ; l’amour du rythme, des sons et de la mélodie. Il se prêtait donc tout à fait à l’élaboration d’une playlist, que vous retrouverez sur le rabat de couverture de l’ouvrage… et qui nous sert aujourd’hui de bande-son, au comptoir de l’Asphalte Café. Mudrooroo l’a composée rien que pour nous, ce dont nous ne sommes pas peu fières, et j’aime autant vous dire que ça swingue dans les locaux grâce à lui.

Par la vitrine illuminée du milk-bar, je reconnais ces lieux familiers qui semblent me lancer un joyeux « bienvenue chez toi ! ». Cet établissement est depuis toujours le repaire de ma bande de bodgies et de widgies. Ils sont tous là, les antisociaux, les désaxés, les délinquants, tous unis dans la même défiance de la normalité. Le juke-box, boîte de métal, de lumière et de verre, est au centre de toute l’attention, dieu compact révéré et nourri par des jeunes sans attaches désireux d’emplir le vide de leurs existences par des histoires d’amour illusoires. La machine m’adresse un clin d’œil sarcastique et m’envoie une salve de rock’n’roll en guise d’accueil.

Une playlist du vendredi un peu spéciale aujourd’hui, donc… et comme disaient d’autres Australiens qui aimaient le blues : let there be rock.

22janv. 2010

Avoir un diffuseur...

Depuis ce début d’année, les choses se sont encore accélérées, si c’est possible.

Avoir un diffuseur, ça signifie aller aux réunions commerciales, rencontrer les équipes, les représentants, se familiariser avec le fonctionnement interne, préparer la réunion de représ, leur faire partager notre enthousiasme, ce qui nous a donné envie d’éditer ces livres. C’est aussi choisir plus précisément les offices pour les sorties des livres, s’engager plus avant sur des chiffres de tirages, de mises en place, couler ses textes dans la maquette pour découvrir avec anxiété le nombre de pages final et reprendre frénétiquement ses devis d’imprimeurs.

Il faut aussi se décider à mettre un point final à ses couvs, les couleurs, les subtilités de teintes pour pouvoir les rendre enfin publiques (encore un tout petit peu de patience !).

Il s’agit aussi de s’atteler à un nouveau chantier, encore en friche : réfléchir à la promotion que l’on souhaite pour chacun des livres, pour lui donner toute la visibilité qu’il mérite.

Avoir un diffuseur, cela veut dire aussi travailler bien en amont et continuer à avancer, en flux tendu, sur les livres à venir, ne pas se focaliser juste sur les premiers rejetons à naître… Y’en a d’autres qui poussent, derrière. 

Et ça veut également, réfléchir plus loin que 2010 et se remettre déjà aux lectures de textes susceptibles de nous emballer, de nous émerveiller, de nous remuer les tripes au point de les éditer en 2011, en 2012…

Et ce, en gardant un œil attentif aux manuscrits que l’on reçoit via l’interface sur le site et qui remporte, pour le moment, un franc succès.

Je crois avoir à peu près fait le tour… Comment ? Et avoir un distributeur, qu’est-ce que ça implique ? Des tas d’autres choses, tout aussi importantes. Rendez-vous dans un prochain billet.

Et, comme on est vendredi, un petit extra musical pour s’aérer les neurones ;-)

Enjoy!


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11déc. 2009

La playlist du vendredi : ambiance Woodstock

Embarquez dans le magic bus…


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04déc. 2009

Playlist du vendredi, édition australienne

Pour fêter le week-end, une petite sélection de rock australien, piochée dans des albums plutôt récents… La playlist spéciale bodgies sera pour un autre jour ;)