Cette semaine, chez Asphalte, nous avons eu l’occasion d’assister à un événement émouvant et magique dans la création d’un livre : l’impression.

Émouvant, forcément, car après tant de mois de travail sur nos premiers ouvrage, cela fait forcément un petit quelque chose de les voir se matérialiser, se concrétiser en milliers d’objets-livres.
Magique, en outre, car la visite d’un imprimeur est un grand moment d’émerveillement, avec toutes ces gigantesques “machines à faire des livres”, chacune ayant sa spécificité, son usage, ses cadrans et ses manivelles, ses engrenages et ses leviers. Alors oui, on pense aux presses rotatives où se déroulent de gigantesques bobines et sur lesquelles de larges bandes de papier imprimé défilent à toute vitesse comme dans un film des années 1950. Mais il y a aussi les assembleuses qui constituent les blocs de page à partir des différents cahiers imprimés, les brocheuses qui collent les couvertures sur les blocs de page, les machines à coudre qui n’ont rien à voir avec celle de grand-maman… et autres incroyables engins tout-en-un qui fixent la reliure en carton, insèrent délicatement un signet, posent la jaquette, en replient les rabats, empilent les livres sur palette et plastifient le tout. Magique, on vous dit. À croire que les opérateurs qui supervisent le tout sont en réalité à la tête d’une armée d’Oompa Loompas cachée dans les machineries.

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Bon, avec ces photos, on pourrait croire que nous étions là pour une visite touristique, mais pas du tout ! Il s’agissait d’assister à ce que l’on appelle le calage. En d’autres termes, avant de lancer le tirage des couvertures, il faut s’assurer d’une part que le repérage est correct (donc que les plaques d’impression cyan, magenta, jaune et noir sont bien alignées, pour éviter tout… décalage, justement), d’autre part que le réglage des couleurs correspond bien au résultat désiré tel qu’il existe sur le BAT (bon à tirer) et dans la tête de l’éditrice (forcément un peu confuse d’avoir vu tant de merveilles)…


Chat sauvage passe sur la table d’opération… Inquiétude : le vert est-il assez… vert ?


Le résultat : des couvertures par palettes !

Les circonstances ont fait que nous avons pu assister dans la foulée à l’impression des pages intérieures de Chat sauvage en chute libre… Là, l’impression ne se fait pas feuille à feuille, mais à la rotative : il faut dire que le débit n’est pas le même !


Les bobines de papier sont mises en place, les bandes prêtes à être imprimées… Et action !


À la sortie de la presse, les bandes ne sont pas seulement imprimées : elles ont été découpes et pliées en cahier.

Comme l’intérieur n’est imprimé qu’en une seule couleur (noir donc), le calage ne correspond pas aux mêmes nécessités. L’opérateur s’assure en bout de chaîne que le pliage est correctement paramétré, que l’encre n’est pas trop chargée (ce qui pourrait poser des problèmes de transparence)…


Chat sauvage montre une nouvelle fois patte blanche. Rien à signaler !

Il ne reste donc plus à nos chers livres qu’à passer par les derniers stades : pelliculage des couverture, façonnage… Puis ils embarqueront à bord de grands camions, direction les entrepôts de notre distributeur et, de là, les tables des libraires… Courage, encore plus qu’un petit mois de patience ! En attendant, les presses tourneront encore pour Asphalte… Bah oui, c’est pas tout ça, mais les autres livres ne vont pas tarder !
Tous nos remerciements vont à Fabrizio et l’équipe de Grafica Veneta pour leur accueil, ainsi qu’à Benoît de CPE Conseil pour son œil de lynx.